Films

NIFFF 2021 : Compétition internationale

Entre deux films asiatiques, j’ai tout de même pris le temps de voir quelques films de la compétition internationale. Je n’en ai de loin pas vu assez pour juger les résultats de la compétition, mais j’y ai trouvé deux ou trois choses plutôt intéressantes dont certaines sortirons prochainement en salle.

Post Mortem (Péter Bergendy, 2020)

Le film manque terriblement de moyens, ce qui donne lieu à des effets un peu risibles comme le chien qui joue vers des fantômes et qui a l’air de voler, mais il y a quand même de l’idée. J’aime bien l’idée du photographe funéraire qui va découvrir de mystérieuses ombres sur ses clichés, même s’il n’y a pas des masses de mystère et qu’on voit venir les choses à 10km. Et la lenteur du début n’aide pas non plus. Mais malgré les moyens, il y a tout de même une jolie esthétique dans l’image et c’est pas désagréable à regarder. Le duo Viktor Klem – Fruzsina Hais fonctionne super bien et le matériel du photographe est bien exploité dans le climax. Au final, c’est pas un film incroyable mais j’ai bien aimé le concept et, comme la fin pourrait ouvrir la porte à une suite, je verrais bien une plateforme de streaming s’emparer du film et l’adapter en série.

Knocking (Frida Kempff, 2021)

Le pitch du film me donnait vraiment envie mais au final, j’étais déçue. La tension n’est pas très bien gérée à mon sens. C’est lent et au lieu d’exploiter cette lenteur pour créer du suspense, on préfère utiliser excessivement la SnorriCam pour, au final, pas grand-chose. Comme il n’y a pas d’angoisse en amont, ces plans n’apportent rien. Et tout ça mène malheureusement à un final qui devrait laisser le spectateur bouche-bée, quelque chose de mind-blowing, mais qui n’a pas vraiment d’impact. Dommage car la trame de l’histoire était prometteuse.

Tides (Tim Fehlbaum, 2021)

L’histoire de Tides ne révolutionne pas le monde de la science-fiction mais ça a le mérite de questionner nos modes de vie et les enjeux de la conquête d’un nouveau territoire. Et puis, parce que c’est un film suisse, on pourrait penser que le film est cheap. Détrompez-vous ! Les décors sont très beaux, les effets spéciaux sont maîtrisés et, par conséquent, la photographie est magnifique. Pas étonnant que le film ait été primé pour son production design. Et Nora Arnezeder, qui tient le rôle principal, est plus que convaincante dans son personnage.

Cryptozoo (Dash Shaw, 2021)

J’ai essayé, mais j’ai vraiment pas croché sur l’animation. Du coup, pendant les 15-20 premières minutes, je me suis dit « mais qu’est-ce que je suis en train de regarder ? ». J’ai presque failli abandonner mais, de un, j’étais au milieu de la salle donc pas terrible pour partir discrètement et, de deux, l’histoire m’a finalement emportée. Le scénario a effectivement beaucoup de potentiel. Le zoo rempli de créatures qui d’habitude se cachent des humains peut être vu sous différents angles : la « fausse magie » des parcs d’attractions (c’est la lecture principale du film selon le réalisateur), une critique des zoos en général, la question du braconnage, ou même les expériences génétiques et l’armée. J’ai aussi adoré voir toutes ces créatures mythologiques et imaginaires qui, malgré l’animation, sont fascinantes. En bref, Cryptozoo c’est une super histoire, mais le visuel ne lui fait pas justice.

Flashback (Christopher MacBride, 2021)

Typiquement le genre de films que j’adore. Quelle intensité ! On suit le personnage principal, Fred (Dylan O’Brien), à travers plusieurs temporalités. On pense logiquement, comme le nom du film l’indique, que ce sont des flashbacks mais, plus le film avance, plus c’est étrange. D’autant plus que, formellement, rien ne nous indique qu’on passe d’une temporalité à l’autre. Au contraire, les plans sont raccordés, ce qui est très perturbant mais très intéressant aussi. Le rythme effréné dans les dernières minutes du film prend aux tripes le spectateur et on se retrouve avec une fin assez bizarre, qui peut laisser place à l’interprétation… mais qui peut certainement être déchiffrée si l’on est bien attentifs tout au long du film. En tout cas, ça me donne envie de le revoir sur petit écran, en faisant pause, en revenant en arrière, etc. pour voir toutes les subtilités du montage.

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