Films

NIFFF 2021 : cinéma asiatique

Dans les catégories consacrées au cinéma asiatique au NIFFF, il y a eu Ok! Madam (Lee Cheol-ha, 2020) et Tonkatsu DJ Agetaro (Ken Ninomiya, 2020), mes coups de cœur auxquels j’ai déjà consacré un article, mais pas que ! De Taïwan à Hong Kong, en passant par le Japon, le festival neuchâtelois proposait quelques pépites à son public.

My Missing Valentine (Chen Yu-Hsun, 2020)

Hsiao-chi est toujours en avance sur tout, et c’est assez embêtant : dans la chorale, elle chante trop vite ; quand on veut prendre une photo d’elle, elle ne pose pas assez longtemps et finit toujours par avoir les yeux fermés ; et lors des compétitions d’athlétisme ou de natation, elle prend le départ avant que le coup d’envoi ne retentisse. Mais surtout, elle se réveille toujours juste avant que son réveil ne sonne. Alors, lorsqu’un matin, elle reste endormie et qu’elle découvre qu’une journée entière s’est volatilisée, c’est la panique. D’autant plus que c’est le jour de la St-Valentin qu’elle a perdu alors qu’elle avait enfin un date !

Je suis pas du tout rom-com en général, mais je dois avouer que ça m’a bien fait marrer. On a les éléments classiques, à savoir la fille, l’arnaqueur et le mec sympa auquel personne ne prête attention au début, mais on est quand même loin des histoires de prince charmant proposées par Hollywood. En fait, malgré la caractéristique surnaturelle du temps qui s’arrête (mais pas pour tout le monde), l’histoire d’amour a l’air plus réelle que dans la plupart des rom-com américaines. On y croit vraiment à ces personnages un peu maladroits, mais tellement choux. Et puis, en dehors de la romance, si vous ne regardez pas la bande-annonce (qui spoile vraiment tout le fun), le mystère autour de cette journée disparue et l’enquête que va mener Hsiao-chi pour découvrir la vérité est vraiment chouette. Il y a du suspense et un twist qui était juste là, devant nous, pendant tout le film. Et il y aussi un joli sous-message sur le fait de vivre sa vie comme on l’entend, à son rythme, qu’il soit plus rapide ou plus lent que la normale. C’est un film très sympa et qui apporte un peu de fraîcheur au genre.

The Fable: The killer who doesn’t kill (Kan Eguchi, 2021)

Je suis plutôt mitigée sur ce deuxième volet de The Fable. Peut-être que, n’ayant pas vu le premier, il me manquait du background sur les personnages, mais j’ai trouvé que la première partie du film était lente. Ça prend des plombes à se mettre en place et on s’ennuierait presque par moments. D’autant plus que le scénario se perd dans l’histoire du gars obsédé par sa collègue qui se fait enlever par les méchants. Élément qui ne sert strictement à rien puisque (🚨 Attention spoiler) il meurt et tombe complètement dans l’oubli.

En revanche, le personnage principal, Akira Sato (Jun’ichi Okada) aka The Fable, le fameux tueur à gages, est marrant. C’est un personnage à la Statham, plutôt pataud, fan de sitcom un peu débile, le mec qui ne fait pas de vagues mais qui cache derrière tout ça un tueur hors pair capable des cascades les plus impressionnantes. Et ce sont justement ces cascades qui rendent la deuxième partie du film plus intéressante. La scène dans l’immeuble en travaux est incroyable et à partir de là, Eguchi propose quelque chose de fun qui se laisse regarder.

Shock Wave 2 (Herman Yau, 2020)

De l’action en veux-tu en voilà dans ce deuxième volet qui n’a apparemment rien à voir avec le premier. L’idée de se concentrer sur une équipe de démineurs et un serial bomber est chouette, mais le scénario part tellement dans tous les sens que l’effet « cool » n’arrive pas à perdurer. On se perd dans des flashbacks et des souvenirs et, jusqu’à ce que tout le monde soit sur la même longueur d’onde, c’est le fouillis. Le film tente également de créer de la tension au niveau du personnage principal, on ne comprend pas s’il a basculé du côté obscur/criminel ou s’il est en infiltration. Là encore, le scénario n’aide pas à la compréhension et ça a pour résultat de gâcher le moment de dévoilement qui n’est du coup pas hyper spectaculaire. Mais une fois qu’on revient à une trame relativement linéaire, l’acte final du démantèlement de la bombe nucléaire est assez impressionnant.

Beyond the infinite two minutes (Junta Yamaguchi, 2021)

La preuve qu’on n’a pas besoin de centaines de millions de dollars pour faire un super film ! Quand Kato (Kazunari Tosa) découvre que la télé de son café et l’ordinateur de sa chambre (située au-dessus du café) sont reliés et que le deuxième montre le futur (deux minutes dans le futur plus précisément), ça devient l’attraction de la soirée.

Alors, je dois avouer que, au bout de trois fois où l’histoire se répète (il regarde l’ordinateur, descend dans le café, rejoue la scène qu’il vient de voir, etc.), j’ai eu peur que tout le film soit comme ça et qu’on s’ennuie. Et puis finalement, passé ce « coup de mou », le film trouve toujours le moyen de se réinventer. C’est super perturbant car on ne comprend pas comment ça marche, c’est logique et illogique en même temps, et ça renforce l’aspect comique du film. Les personnages sont drôles, au-delà du comique de répétition. En plus, comme c’est filmé en plan continu, c’est hyper immersif. Les scènes sont calculées pour respecter les deux minutes et on est totalement pris dans cette sorte de boucle temporelle qui n’en est pas une. Il y a aussi plein de références à des blockbusters, comme pour dire « regardez, avec un smartphone et un petit budget, on peut faire un film aussi cool qu’avec le budget d’Avengers ». C’est peut-être même mieux qu’un blockbuster d’ailleurs.

The Magician on the Skywalk (Yang Ya-Che, 2021)

Je ne peux pas beaucoup m’étaler sur ce titre puisqu’il s’agit en fait d’une série dont je n’ai pu voir qu’un seul épisode. En faisant abstraction de l’incompréhension lorsque l’épisode s’est terminé en plein milieu de l’histoire (j’avais pas compris que c’était une série), ça a l’air vraiment chouette. On nous propose un voyage dans un monde où la magie se dévoile aux enfants d’un complexe commercial. Les personnages sont sympas et ça donne vraiment envie de connaître la suite. Si quelqu’un sait où on peut visionner les dix épisodes…

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